Né en 1955, Charles Burns fait ses études artistiques aux côtés de Matt Groening. Ayant toujours évolué dans les métiers de la création, Burns ne s'intéresse à la bande dessinée qu'après sa rencontre avec Art Spiegelman dans les années 80, lorsque celui-ci l'invite à participer à Raw Magazine. Il est notamment l'auteur de El Borbah, Big Baby et de la série Black Hole dont la production lui demande dix années de travail.
La puissance de ses images vaut à Charles Burns d'être très sollicité en tant qu'illustrateur. Ses dessins figurent aussi bien dans des revues underground qu'en couverture de magazines à grand tirage (Time Magazine, The New Yorker, Rolling Stone, The Village Voice, etc.). Ses travaux d'illustration les plus connus sont la pochette de l'album Brick by Brick d'Iggy Pop et celle de Fever Ray de Martin Ander. Il travaille aussi dans la publicité et notamment sur une campagne de pub des pastilles mentholées "Altoids".
Il a collaboré à l'adaptation en dessin animé d'un de ses strips, Dog Boy.
En 1992, il a conçu les décors pour Casse-Noisettes (renommée de Hard/Nut/La Noix Dure) chorégraphiée par Mark Morris et représenté à la Brooklyn Academy of Music.
Il a été nommé illustrateur officiel des couvertures du magazine the believer dès son lancement en 2003.
L'intégrale de Black Hole fait partie des « Essentiels d'Angoulême » décernés lors du Festival d'Angoulême 2007.
Charles Burns produit des récits fascinants d'étrangeté et de noirceur, situés principalement dans l'Amérique faussement rassurante des années 1950 et 1960. Du catcheur de El Borbah aux adolescents "pestiférés" de Black Hole, il développe un univers d'une cruelle beauté, qui n'est pas sans évoquer celui de David Lynch. Le trait de Mezzo rappelle celui de Charles Burns.
Detective stories : un monde de personnages hybrides, à l'animalité troublante. Le détective semble tout droit sorti du cabinet du docteur Moreau.
Big baby : cet album à l'humour tordu explore de façon étonnante les désordres mentaux et la violence ordinaire, dans une ambiance de noirceur empreinte de cauchemar.
Fleur de peau réunit trois histoires sur l'Amérique et ses peurs, dans lesquelles l'auteur s'inspire d'éléments disparates pour créer un univers névrosé et macabre. Derrière son humour décalé, surgissent la violence et la folie du modèle américain.
Black Hole : dans une petite ville américaine, ambiance années 1970, d'étranges phénomènes se déclarent chez les adolescents. Une nouvelle maladie, surnommée "la peste Ado" ou "la crève", avec des symptômes aussi variés qu'imprévisibles, quelques bosses, une vilaine irruption cutanée ou même l'apparition de nouveaux membres, va brutalement changer les rapports entre les jeunes.
En novembre 2010, Charles Burns débute une nouvelle saga de trois opus dont le premier intitulé Toxic fait d'explicites références à Tintin d'Hergé. Dans cet ouvrage, le premier de Burns en couleurs, il multiplie les allers-retours du rêve à la réalité. Parrallèlement, Burns a également réalisé une version pirate de Toxic écrit dans une langue étrangère imaginaire. Il a également l'originalité d'avoir un ordre narratif différent de l'ouvrage référent.
Wikipédia -
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Burns
Charles Burns à la Adam Baumgold Gallery (New York) :
http://www.adambaumgoldgallery.com/burns_charles/Burns_Charles.htm